Juliette Feck

Résidence : Marseille FR

Née en . Vit et traville à Marseille.

JULIETTE FECK

Il y a un mouvement, une danse, un dialogue continu qui s’opère entre les photographies et les sculptures de Juliette Feck. Celles-ci s’interpénètrent continuellement ajoutant dans sa pratique artistique une notion d’infini très proche de la dualité : mysticisme / prosaïsme.

D’un côté son travail photographique compile des images où se retrouvent les signes du passage de l’humain, mais qui, de par son absence physique, rend ces signes inappropriés, décalés, incongrus dans leurs décors [série #Constellation (GPS)]. Ces images, collections d’instants trahis par les traces d’un homme absent, deviennent une archéologie d’un passé immédiat et interrogent ces signes et leurs fondements.

« La trace reste l’ultime parole de l’acte » dit-elle. Ses compositions photographiques deviennent alors des miroirs qui désignent par l’absence, le champ d’un possible à explorer. Ces signes se font tour à tour indices ou métaphores et en chacun de nous, trouvent une réponse en écho à une situation quotidienne préexistante (série CRASH et Les Stellaires).

De l’autre ses sculptures, en terre cuite ou crue, comme des réinterprétations d’instants vécus, par l’artiste ou par le « tout venant », s’attardent sur la fragili- té d’un certain état de fait qui peut basculer d’un instant à un autre. Idoles de terre, élevés en icônes de beauté fragile, agiront eux, plus directement sur une narration dichotomique du positif ou du négatif vis-à-vis du visiteur (De la Mitraille, 2013). Comme de nouveaux Memento Mori, ou des tableaux de chasse pessimistes de notre de- venir, ces sculptures nous poussent à regarder du côté de l’invisible, au-delà de la violence ou de la fragilité, après la mort. Elles incitent à une méditation bicéphale, partagée entre la recherche de détails ou l’échappée d’une pensée sans objet. Instants passés et perdus, retranscrits physiquement par la main de l’artiste qui mettra en lumière en faisant renaître de la terre qu’elle travaille, des choses parfois enterrées profondément en chacun de nous (Bonheur Conjugal, 2013).

De manière plus équivoque encore, ces couvertures de survie que l’on retrouve régulièrement dans ses travaux (photographiques, sculptures ou installations), ces toiles fragiles et miroitantes qui ont vite fait de faire la différence entre la vie et la mort, soulignent encore un peu plus l’intérêt de Juliette Feck pour la mise en images de ces voiles qui suspendent dans un temps infini, ces changements d’état que l’on subit tous tour à tour.

Léo Marin 

JULIETTE FECK

Il y a un mouvement, une danse, un dialogue continu qui s’opère entre les photographies et les sculptures de Juliette Feck. Celles-ci s’interpénètrent continuellement ajoutant dans sa pratique artistique une notion d’infini très proche de la dualité : mysticisme / prosaïsme.

D’un côté son travail photographique compile des images où se retrouvent les signes du passage de l’humain, mais qui, de par son absence physique, rend ces signes inappropriés, décalés, incongrus dans leurs décors [série #Constellation (GPS)]. Ces images, collections d’instants trahis par les traces d’un homme absent, deviennent une archéologie d’un passé immédiat et interrogent ces signes et leurs fondements.

« La trace reste l’ultime parole de l’acte » dit-elle. Ses compositions photographiques deviennent alors des miroirs qui désignent par l’absence, le champ d’un possible à explorer. Ces signes se font tour à tour indices ou métaphores et en chacun de nous, trouvent une réponse en écho à une situation quotidienne préexistante (série CRASH et Les Stellaires)....

FRAGMENT SCULPTURE / SCULPTURE

Pièce Unique
Détail de l'Œuvre
  • Année 2014
  • Technique CERAMIQUE PEINTE
  • Dimensions 28 x 11 x 15 cm
  • Mots clés Paysage
2 500,00 €

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