| Art Rotterdam 2020 | Exposition monographique d’EVOL |

| Art Rotterdam 2020 | Exposition monographique d’EVOL |
6 janvier 2020 mIk016@hUgo75

EVOL x Art Rotterdam

New Art Section – Stand N4 | 6-9 Fevrier 2020 |

Van Nelle Factory BV, Van Nelleweg 1, 3044 BC Rotterdam, Pays-Bas

Site internet : Art Rotterdam

A l’occasion d’Art Rotterdam 2020, la galerie UN-SPACED a le plaisir de présenter un projet monographique inédit de l’artiste allemand Tore Rinkveld aka EVOL composé de nouvelles peintures exclusives au spray.

EVOL est diplômé de la Kuopio Acadamy of Arts and Crafts (Finlande) en 2000 et de HFG Schwäbisch Gmünd (Allemagne) en 2001. Il a exposé internationalement, dans des espaces publics, des musées et des galeries. Son travail a été présenté à New York (Jonathan LeVine), à Berlin (Aedes Architecture Forum), à Rome (Museum of Contemporary Art), à Moscou (Krasnoyarsk Museum Center), à Istanbul (Pera Museum), et tout récemment en Suisse (Zone Contemporaine, Berne).

EVOL

Tristan Manco from “Big Art / Small Art”, Thames & Hudson

LES ŒUVRES D’EVOL, RÉALISÉES SUR DES CARTONS TROUVÉS, CÉLÈBRENT LES ARCHITECTUREs DE LA VILLE DE BERLIN CONSTRUITES VERS 1910.

Tore Rinkveld, alias Evol, basé à Berlin, est peut-être mieux connu pour avoir transformé des éléments quotidiens de notre paysage urbain en blocs de béton miniatures par le biais de la peinture. Inspiré par l’architecture, qu’il considère comme un miroir pour la société, il peint directement sur la surface des armoires électriques dans les rues, des jardinières en béton et d’autres éléments familiers de la ville moderne, tout en travaillant sur des matériaux trouvés comme le carton. S’appuyant sur son expérience du graffiti, il utilise ses compétences artistiques et notamment le pochoir, pour explorer les rouages de la ville et nous fait regarder notre environnement sous un nouveau jour.

Evol photographie souvent des bâtiments lors de ses déplacements à Berlin et à Moscou avec un intérêt particulier pour l’architecture socialiste d’après-guerre de l’ancienne Allemagne de l’Est.

Bien que construits à l’origine avec l’idéologie d’une utopie socialiste, les quartiers de cette ville – et d’autres comme elle qui ont fait l’objet de programmes gouvernementaux – sont, sur le plan architectural, très éloignés de la vision originale. Beaucoup des bâtiments qu’Evol dépeint sont gris, fonctionnels et dans un style qui n’est plus à la mode, mais ils ont un attrait brutal et monumental. L’artiste attire notre attention sur la géométrie frappante de l’architecture et sur des détails quotidiens que nous prenons parfois pour acquis : une bâche ondulante suspendue à un échafaudage, des ombres projetées depuis un balcon ou de la lumière tombant sur un rideau. Sans figures, ces œuvres contiennent des signes de vie – l’extérieur des compartiments dans lesquels les gens vivent et travaillent – mais sont étrangement silencieuses. Nous sommes attirés dans ces complexités en partie à cause de l’étonnante petite échelle des œuvres, que l’artiste réalise en appliquant soigneusement de nombreuses couches d’ombre et de lumière pour construire une image réaliste. Avec un merveilleux sens du détail doublée d’une technique parfaite, il saisit toutes les nuances des bâtiments en béton gris et les réduit à des blocs d’appartements miniatures. Le camouflage est un élément clé dans le travail de l’artiste.

Lorsqu’il peint sur des boîtiers électriques, la boîte métallique est souvent terne, altérée et couverte de graffitis. Ces éléments sont intégrés dans l’œuvre, mais ils servent aussi à jouer avec les associations naturelles du passant – pour nous faire faire une double prise. Dans les lumières clignotantes du centre ville, ils nous invitent à jeter un autre regard et nous rappellent les ghettos dystopiques de la périphérie de la ville.

En revanche, les œuvres d’atelier d’Evol, créées sur des boîtes de carton trouvées, célèbrent l’architecture d’une époque antérieure – les simples maisons de ville de Berlin construites vers 1910, qui ont survécu à deux guerres mondiales et à des régimes totalitaires. Ces bâtiments ordinaires sont typiques du quartier dans lequel l’artiste a vécu pendant des années – des vestiges d’une époque révolue qui n’a pas encore succombé à l’embourgeoisement qui balaie le quartier. Le carton offre une riche patine sur laquelle on peut dessiner au pochoir, avec des marques et des structures existantes qui reflètent le passage du temps sur les murs. Les graphiques imprimés, le ruban adhésif et les autres petits détails trouvés sur le carton font également écho à la nature en détresse et à la pollution visuelle des paysages urbains réels. Dans ses œuvres en studio comme dans ses installations temporaires dans la rue, Evol réduit l’environnement qui nous entoure à des morceaux de taille réduite. Par ce renversement d’échelle, il rend en quelque sorte les œuvres inoffensives : tout en évoquant un environnement urbain austère, elles restent charmantes et accessibles. En même temps, l’artiste revendique de petits espaces pour son art en réutilisant l’infrastructure existante, en la transformant subtilement et simplement avec des nuances de noir et blanc.

Tristan Manco from “Big Art / Small Art”, Thames&Hudson

PREVIEW DES ŒUVRES D'EVOL PRÉSENTÉES SUR ART ROTTERDAM

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