| Hole in the sky #4 | Nouvelle édition de Tulio Pinto |

| Hole in the sky #4 | Nouvelle édition de Tulio Pinto |
12 mars 2020 mIk016@hUgo75

Holes in the Sky #4

Nouvelle édition de l’artiste brésilien Tulio Pinto

La galerie UN-SPACED est heureuse de dévoiler la toute nouvelle sculpture de Tulio Pinto, Hole in the sky #4 en avant-première de son lancement à la foire d’art Art Paris en mai prochain.

Hole in the sky #4 est composé de 2 cubes d’acier, qui sont soigneusement équilibrés par une plaque de verre de sécurité. Hole in the sky #4, créé en 2020 est une édition limitée à 50 exemplaires.

N’hésitez pas à nous contacter pour toute information complémentaire sur cette œuvre.

 

Hole in the sky #4 sculpture by the brazilian contemporary artist Tulio Pinto

Hole in the sky #4
2020
Steel and Glass, 41 x 70 x 30 cm
Edition of 50 Ex + 2 AP

Hole in the sky #4 sculpture by the brazilian contemporary artist Tulio Pinto
Hole in the sky #4 sculpture by the brazilian contemporary artist Tulio Pinto

TULIO PINTO

Né en 1974. Vit et traville à Porto Allegre (BRA).

La fragilité de l’abîme

Tulio Pinto a grandi au Brésil (né à Porto Allegre). Très tôt dans son parcours artistique, il développe une fascination pour la « tension » crée par les rapports de « forces » qui in fine se jouent les uns des autres, s’annulent même dans un équilibre fragile ou ressenti comme tel par le regardant. Cette tension est également visible par l’utilisation de matériaux de nature variée et de « comportements » opposés voire antinomiques. Après son diplôme à l’Université fédérale du Rio Grande do Sul, il créé en 2010 Time-31 days cycle. Un ensemble de sculptures constitué de barres de béton rectangulaires de 150x30x10cm chacune posée sur des ballons colorés (orange, noir…). La sculpture semblait vivante et « respirer » par le dégonflement des ballons sous le poids du béton… jusqu’au soupir final. En 2012, ce sont deux barres de béton identiques qui sont retenues par une bande de textile orange de largeur identique à celle des barres. L’ensemble dessinant un immense Z dans l’espace. En 2013 avec Land Line, c’est un cube en métal de 150x150x150cm qui est posé au sol sur un seul de ses coins. Un des autres est quant à lui posé sur une feuille de verre (150x200x 100mm). Le travail de Pinto n’est pas sans rappeler les constructions – comme en suspension ou en lévitation- des maitres-architectes Le Corbusier, Oscar Niemeyer, Lucio Costa, Lina Bo Bardi, Franck Loyd Wright et même Zaha Hadid (avec sa caserne des pompiers sur le site de Vitra à Bâle, en Suisse).

Tulio Pinto interroge le regardant : quelle pièce tient ou soutient l’autre ?

La curation pour Art Paris montre cela. Pour ne citer que quelques pièces. Nadir #8 est un escalier en acier sur lequel est posé en équilibre, sur la tranche de la première, marche une plaque de verre épaisse. Matériaux-acrobates tendus par des câbles de textile et des roches (rappel de vacances de son enfance lorsqu’il collectait chez sa grand-mère des pierres qu’il ramenait dans son sac). Cumplicidade #12 un étai en marbre noir écrasant un ballon gonflé… en verre soufflé. Cumplicidade #15 des IPN en acier rouillé également portés par des ballons gonflés… en verre soufflé. Cumplicidade vetoriais # situação de canto, tige d’acier supportant ou soutenue par un ballon gonflé en verre soufflé lui aussi. L’impression d’une haute herbe prisonnière d’une bulle de rosée du matin. Conscientisé ou non, il y a chez Pinto une volonté de dépassement d’un constructivisme brésilien par l’apport d’éléments liés au sensible. Un synchrétisme, un métissage qui permet la création de nouveaux ensembles, de nouvelles œuvres. Une volonté d’abstraction aussi – dans son acception défendue dans la seconde partie de sa vie par des penseurs comme le critique brésilien Mario Pedrosa. Fragilité + Lourdeur + Sensible à Tension. Cette quaternité traduit immanquablement chez Pinto la notion d’abîme – métaphore signifiant la profondeur sans limite en lien avec les idées de source, de pesanteur et d’antériorité. «La peur me stimule et me défie. Cela me fascine comme un abîme. Je dois aller au bord et regarder vers le bas pour voir à quel point c’est risqué et profond. L’abîme apparaît lorsque le matériau montre son potentiel, qui est parfois inconnu, et nous ne le découvrons que lorsque nous utilisons le matériau d’une manière différente, créant ainsi une tangente, un espace pour l’imprévu ». C’est de cette profondeur abyssale que les êtres, y compris l’homme, émergeraient et viendraient à la lumière de l’existence…

@YvesMirande

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